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Vous avez appelé la lune, ne quittez pas... Vous avez appelé la lune, ne quittez pas... Vous avez......
--> Micka

Un souvenir, c'est traître, ça rit et ça mord, ça t'attaque quand tu dors, ça profite de ton sommeil, c'est lourd à porter, c'est dur comme un secret

tranchant

comme un couperet,

ça te fait rougir ou crever de désir.

Un souvenir c'est une image, une odeur, chargée d'humeurs, des enfantillages, des rumeurs,

des mensonges.

Dans ma tête, hou hou ,  dans ma tête,

alouette,

y a toute une planète,

qui jamais ne s'arrête,

C'est mélangé-coloré comme une salade de fruits, avec des tutti frais et d'autres tous pourris, c'est pas vers-glauque, ça ressemble à la peinture de  Mr Glloq.

Oué, un souvenir c'est traître, tu le ressors de sa boîte comme un trésor, tu en détords les méandres, (si je veux !)

du tréfonds de ta mémoire, à dénouer le fil du désir, de l'histoire, le vrai du faux, le pensé, l'imaginaire, le vécu,

 le à-vivre, le try again,  aussi c'est un souvenir en devenir.

Et finalement tu ne sais plus où tu en es :

 Qui tu es es-qui tu vois-ce que tu vis-d'où tu viens-qui t'aime encore.

qui donc t'aime encore ?

Qui ?

Qui donc m'aime moi encore ?

Mais vraiment m'aimer, penser à moi, me désirer, demander ce que je fais, à l'instant T, ce que j'aime boire ou manger, si je vais bien, si je ris, si je pleure, ou si je suis de bonne humeur.

J'ai plein de sentiers là dans mon coeur, de belles histoires, des usufruits, des usuriers, des prétendants, des princes charmants, laissés partout dans les coins de ma tête, attachés enchainés, aux barreaux de mon cerveau.

J'ai des nouvelles j'ai pas de nouvelles, je suis heureuse, ou malheureuse selon les jours selon les heures selon mes mails ou qui m'appelle.

Ou pas.

Des souvenirs, ça fait pas battre mon coeur. J'en ai pas. hiiin hiiin hiiin . Auriez vous oublié ce petit détail qui a une importante cruuuuciale dans la compréhension de mon flot tortumerdique ?

C'est une chierie littéraire, c'est païen, paillin, parien, pas rien, je n'y peux. Rien.

Ca nourrit pas mon corps.

Déjà elle s'estompe son odeur, je les garde pas longtemps les odeurs. 

 Je ne peux plus dessiner son visage du contour de mes lèvres, je les garde pas les visages.

Flashs exigus, des aurevoirs, des intonations de voix, parfois juste ton regard, parfois même pas. Plus.

juste un peu de ta voix, juste un peu de toiiiii.

(j'ai pas bu, melle gobbolino vous dit merde.)

Et je dois faire quoi ?

je n'ai aucun droit.

Je suis une porte exit, entre deux mondes, un laps, un laps, je suis juste un laps, un seconde clap, un trou noir, je suis un trou, je suis

un bouche trou.

Parfois j'ai mal. Mal.  Je ne sais pas comment ça vient, c'est là c'est moche c'est visqueux, ça arrive en rampant, même quand je me réveille, heureuse, avant le soleil,

il est nul à la course le soleil,

je me réveille avec des petilles dans les yeux c'est beau c'est mignon, je m'aime et puis ça arrive en rampant, dou-ce-ment,

cette fleur du mal, pleine de pétales, 

 melancolia , elle rampe, elle tisse sa liane autour de ma conscience, et je finis par me sentir seule.

Parti alors le soleil, l'odeur du foin frais, de la rosée,

des nappes de brouillard qui font l'amour aux champs dès l'aube,

Parti tout ça, le souvenir, l'espoir, le désir,

 partis, ces jolis instants qui pourraient faire mon bonheur, si mon âme ne s'était pas déjà envolée ailleurs.

 

Ecrit par Gobbo, le Mardi 23 Août 2011, 17:58 dans la rubrique Alcoolo song.