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Lundi (02/01/12)
Eloignez de moi les enfants et les femmes enceintes.
--> J'ai comme une belle envie de carnage.

Boum boum du moment

http://www.deezer.com/listen-952737

L'année elle commence bien tu sais, si on omet tous ces petits détails qui font que la superstition  nous guette comme autant de petits messages haineux dans une journée qui commence au soleil,

un café renversé,

un stupide point de feu qui ne veut pas s'allumer,

une envie de fumer dare- dare,

des clés qu'on ne retrouve pas et décidément , l'horloge vouée, pas dans ta poche qui s'offusque à devoir avancer les aiguillles d'un monde qui ne tourne pas vraiment rond.

Sauf que l'aube est venue, emmitouflée dans sa mousseline de brouillard, nue et sensuelle comme une bomba latina, elle s'est étalée dans mes bleus d'azur, plongeant ses doigts graciles dans mon deuxième café, caressant ma peau d'hétérogouine pucelante, elle m'a fait jouir d'esprit, l'aube à être si divine,

et j'eusse pu alors tout comprendre et tout savoir mais je n'ai pas creusé, j'eusse pute retenu les seules sorties de mon tunnel,  ce boyau miteux où je rampe des heures entières, ma conscience, mon état d'âme, je ne suis pas souveraine, mais j'ai décidé de jouer les femmes, et je fais le ménage.

Ca c'est une bonne résolution.

Et le seul monceau ridicule que je trouve à redire dans toute cette obscénité lumineuse c'est que j'étais d'accord.

Même si j'ai préféré certains épisodes.

Alors je ne comprends pas. Je suis une princesse du sombre encuirassée de dentelle, les lanières sadiques de ma perversion autour du cou, je fouette ma chair des corps, des regards, des dominations,

 à vouloir ingurgiter des carnes d'acier, plongeant juste un bout de mon âme et baisant ta robe de sultan, j'acceptais tout si tu avais voulu jouer, je demandais rien d'autre qu'un peu de partage. J'en ai rien à foutre d'être première kadine.

J'ai besoin qu'on m'éduque.

Et qu'on m'attache.

Et que de temps en temps on me fouette l'âme, qu'on la secoue pour en remonter les bulles. Fée pas chier.

Je me serais bien vue ramper sur ta peau de longues heures encore, gobant ton long esquif jusqu'à la paume, c'est un concours de cirsconstances que ce magnifique cadeau , je l'ai vu surgir un jour de ton Levis alors que tu me disais adieu, quand tu pensais m'aimer un peu, des adieux tristes où tu semblais amoureux, où tu avais du mal à partir,  et depuis j'ai été dépossédée. Chaque jour de plus, un peu moins, un peu moins...

J'aimais la rudité de ta caisse, les bouleversements obscurs de ta domination, la souffrance de mon corps , je me serais laissée même prendre sur la tôle de mes geoliers, devant tout le monde, au creux d'un arbre, cette saloperie d'arbre bouffeur d'enfants, et même sur la table devant nos parents, tellement tu me rendais folle.

Le lendemain de nos débats, les cicatrices de guerre et tes putains de mails qui me parlaient de Nous.

J'aimais la couleur suave et dodelinante de tes yeux, cette façon qu'ils ont de partir sur le côté, les deux, quand tu ris , surpris, mêlant leur douceur à ton sourire, j'aimais même le tout au fond de ta bouche, ta langue épaisse tapissant mes muqueuses,

 ta salive, comme un baptème, j'aimais tes grandes mains sur mes petites pommes, chevauchant ma décadante infidélité, m'écartelant les sphères impures, je te pardonnais tout, même ces saloperies de coups de téléphone, pendant,

j'aimais ta façon de te tenir nu devant moi, riant, si grand, si beau, cet immense dard bien dressé, je t'aurais mangé tout en entier si tu m'en avais laissé le temps , tout le temps, tout le temps, tout le temps, cocaîne, mais t'as esquivé ma cervelle, depuis j'ai froid, je hante les bois pour marcher dans nos pas, tout cela est derrière maintenant et on y reviendra pas.

Tagueule, fontaine.

Tu comprends mieux maintenant ?

Ecrit par giantjack, à 11:53 dans la rubrique Red Destrier.
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Maitre corbeau sur son arbre tout pourri, tenait en son bec un pamphlet.
--> Fallait bien lui botter le cul non ?

D'où te viens cette haine pour les autres, pour leurs écrits leur vécu....

C'est une douleur que de croire que tu vaux mieux parceque tu n'es rien, comme nous tous,  rien de plus , sauf que tu es  stupide petit voyeur qui se délècte de la vie des autres, tu t'étrangles les doigts à salir nos déjections littéraires, mais regarde toi, chaque jour, je te retrouve ici tapi au fond de mes écrits, lêchant les restes de ce que je veux bien  confier.

Vraiment, un stupide petit chérubin replet et vindicatif, bien trop gâté et qui ne se conçoit autrement qu'en bourrique pour attirer l'attention de ceux qui ne le regardent même pas. Tu m'ennuies.

 Stupide créature.

Le croassement du corbeau , putain, mais tu n'en as pas l'étoffe. Sème donc mes pépins.

Donc !

Passons à des choses plus importantes .

Ecrit par giantjack, à 11:23 dans la rubrique Alcoolo song.
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Dimanche (01/01/12)
Amant en CDD
--> Votre contrat ne sera pas renouvelé.

Tout, ça pour une bite, non ? finalement ?

Boum boum du moment :

http://www.deezer.com/listen-13458873

Ca valait pas la peine.

Tout cela c'est une histoire de constatation, surtout quand les choses deviennent profondes, et grondent comme une bête enchainée et enfouie au fond de soi.

Si, il y a un peu de colère, mais elle ne fait pas mal, elle est là, elle se contente de s'étaler au fond de moi comme une chatte à quatre pattes toute ronronnante, oué en fait c'est plutôt ça, elle ronronne, donc ça fait pas mal.

Les actions plutôt que les pensées, c'est en ligne de mire. Je me snipe.

C'est comme une douleur intense qui ne fait pas mal, un battement sourd, une évidence, c'est un étau de fond, un poids mort, une chose necrosée dont on voudrait être debarrassée. Oui, une brève et simple constatation.

Mon reptile s'est sali dans des terriers malsains, des trainées magiques et poussièreuses d'un rêve eveillé, ce n'était que chimère, du fantôme du plasma, rien de bien excitant si on y met la dose d'implication que cela aurait du entreprendre.

Pas d'écho, non, ni de Dieu là dedans, god save the queen, pas la fée, juste un rapprochement physique, ce n'est même pas l'épopée d'un souvenir non parceque j'ai déjà quasiment tout oublié.

Je suis détachante. J'ai besoin qu'on m'attache, mon méca mika, en do, c'est la fuite. je plussoie. Il suffisait de simples accords, le contrat était net , clair précis, je n'ai pas triché moi.

Nouvelle année, bonnes résolutions.

Et même si maintenant, je me sens un peu sale, les pétales d'une rose étalés le long de ma tige, sèche, glaireuse, l'eau est bonne à changer, mais bref, c'est un mot que je commence à apprécier et j'assume.

Je pourfends la nuit, et c'est tchétchène. Il n'y aura plus de bêtises ni de sexe, je laisserai plus mon corps me faire croire que c'est de ça, un peu d'amour, ce sentiment, ce frisson d'escalator, non, on ne m'y reprendra plus. J'ai un firewall maintenant.

Et il a un nom d'arrière train décomposé par les deux bouts, c'est vieux c'est moche, mais moi j'aime tout ce qu'on rejette, tout ce qui a mal vécu, tout ce qui n'a pas de racines, je recueille les batards et les caresse dans le sens du poil, alors je m'en contente.

Que dis je sinon, maitre corbeau tout piercé de partout, chaos môme, dans la constance, tu te maintiens.

Nos balades en sous bois m'en rappellent d'autres bien récentes, je n'entends pas les cordes, je n'entends plus les cordes,

je ne jette plus mes yeux au sol à la recherche des lucanes,

ni ton rire, parfois c'est silencieux, on se frôle, épaule contre épaule, tu es si petit comparé à maître renard,

mais, il suffit d'un regard, lointain, obscur posé au creux de moi et ça me suffit. on sait au moins pourquoi on est là , tous les deux.

 On sait pourquoi je viens, et pourquoi toi tu restes, pourquoi toi, au moins tu attends que ma caisse ait disparu au bout de la rue pour détourner les yeux et reprendre la route, on sait que ce qui nous lie n'est pas cette putain de noisette enrobée de chocolat,

et même si j'avais conscience de t'avoir un peu oublié certes, pour un bon bout de camembert,  bref bref, ne m'en veux pas, mon petit bref, maître corbeau tu me désespères de toujours , c'est ce regard, qui mélancolique, si noir,  toujours et à chaque fois trouver la route de mon départ.

Est-il qu'on ne va plus réfléchir, que j'accueille tes emails comme des pétales de rose, je trouve ça beau et bon, ça réchauffe, ça s'étend, j'ai des verrous, encore plus beaux qu'après le vieux chêne, si si tu verras, et même si tu me promets que l'année 2012 n'est pas à l'économie, moi je ne demande pas à te croire.

Je veux même pas que tu me respectes.

Je veux juste que tu me promettes, pour un temps, que je profite, que toujours tu me diras, quand je serais en alerte, viens, ou j'arrive.

T'nquiète, je suis pas souvent en panne.

Ecrit par giantjack, à 13:34 dans la rubrique Et nos dragons , Echo chaos Môme ?.
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Jeudi (29/12/11)
Sûrement que je suis ta femelle après tout.
--> toute cette histoire de fer aux nonnes m'épuise. pas toi ?

Ca commence comme une histoire comme ça, il est minuit :

- je suis dehors. Parcequ'il m'a mis dehors.

Et toi tu réponds toujours, "Viens". Ou, "j'arrive".

La fôret me semble si douce quand je marche à côté de toi, cueilleur de champignons.

J'aime quand tu me dis viens. J'ai toujours le coeur battant, je connais la route par coeur, la petite grange à cachette de bleue break, le chemin de bois où tu m'attends, et d'un regard tu changes l'apocalypse en déraison.

Je sais pas si je préfère pas l'apocalypse, finalement échos chaos.

Ca devient tout compliqué je crois.

Je crois que je t'aime encore, finalement.

 Parceque tu m'assignes à destination, détiens les menottes de ma folie. 

Parfois, tu baisses les yeux et là, à cet instant précis, ta bouche se plisse, tes fossettes se creusent et tu me détruits. C'est ce regard si sombre.

 J'aime me poser dans tes bras parceque tu lèches mes larmes au son de t'es  si belle,  j'aime parceque tu délies la route, creuse les fenêtres, creuse la tombe de nos présents, mais, tu m'aimes toi, en entier, du fond, du lac de l'intérieur, y a rien qui te déçoit chez moi et faut dire que tu t'attaches.

J'ai besoin, tu sais qu'on m'attache.

J'ai pas envie de me passer de toi, quand j'y repense, parceque rien n'est sûr. j'ai emprunté d'autres sentiers, mais rien n'est sûr, du brouillard, du lest, 

 je suis pas rassurée, j'ai peur.

 Toi tu me dis viens, ou j'arrive, et tu transformes l'apocalypse now en déraison.

 Et j'ai envie de toi, envie de poser ma bouche sur la tienne et oublier le reste, recoller les morceaux de ma vingtaine, me laisser aller, commencer l'année sur une note de chaos môme.

Donne à bouffer à tes dragons.

Et demain, tu seras un autre comme un autre.

Ecrit par giantjack, à 23:04 dans la rubrique Et nos dragons , Echo chaos Môme ?.
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Jeudi (22/12/11)
On est sûrement tombés sur l'inspecteur Gadget
--> Parceque moi personnellement, j'ai rien vu, rien entendu.

Boum boum du moment

http://www.youtube.com/watch?v=f1U0OFXhnks

En ce moment, je suis au creux. Parfois la page d'un livre est tournée grâce à l' épopée d'un facteur x, un imprévu brandissant son glaive vengeur, d'une oreille à une autre, dans l'esprit de rétablir cette "V" érité, si décadente, putain. C'est bien, éclaireur, tu as eu ton jour de gloire.

Qu'on lui coupe la tête, ils ont vu son visage.

J'ai donc échappé à l'échafaud, mais ma vaisselle poubelle.

Et pourtant les instants volés à déesse vérité ressemblaient bien à l'apogée du bonheur.

Un instant là, j'ai vu l'audace de pouvoir reprendre mon destin en main. Dans une main l'autoroute et dans l'autre sa corde. Je suis enchaînée par les mains et par les pieds, à la complexité de son radiateur.

Je voudrais. je force les portes blindées de mon coeur, je viole moi même ma propre décadence, je brûle mes souvenirs, j'efface les forfaits de mon amant, je le renvoie à sa femme, je fais de la place, tableau blanc, je suis une jeune vierge innocente et sans tâches, et j'essaie.

Mais il n'y a rien. Alors je suis condamnée à vivre auprès d'un puits. Qui n'a d'autre état d'esprit que de se pendre si un jour je m'en vais.

Je suis son héroïne. Je voudrais que ça s'ouvre, et qu'il ne soit plus que le seul.

Que je puisse le regarder comme je regarde certains autres. Que j'y trouve une bénédiction. Que la chaleur de ses bras devienne mon terrier, et que je cesse de supporter la brûlure de ses baisers.

Je voudrais aimer tout ça.

Bientôt c'est Noël, j'y crois.

Ecrit par giantjack, à 11:54 dans la rubrique Alcoolo song.
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Jeudi (15/12/11)
Darling la mort...
--> Ca sonne comme un passé qui rengaine.

T'as sûrement raison, pas égaré, il y en a

qui sont pleins de flotte et moi je suis pleine de mort.

http://www.youtube.com/watch?v=pPS5zc7y_oU

A 12 ans, t'as autre chose à faire que de courir les pieds nus sur le bitume pour échapper au monstre tapi au fond de ta mère.

 J'ai couru en pyjama nounours le long des réverbères ocres, ça sentait le tamisé, et le soufre des usines, ça ressemblait à l'enfer.

 A 12 ans, j'avais peur de ce grand arbre au bout de la rue, parceque le grand arbre, dans le noir quand je rentrais de l'école,

 avait ce visage grimaçant gravé dans son écorce, dessiné par les ombres du crépuscule, avec un nez à rosace, comme un vrai alcoolo môme.

 Il avait même parfois des yeux, quand il pleuvait un peu. 

 S'il m'avait bouffée, personne ne serait venu me chercher là.

 Au fond de son gosier de vieil arbre pourri tout innocent.

Les gens qui perdent des enfants devraient parfois regarder au creux des arbres.

Parcequ'il était souvent innocent la journée, le végétal comme ma mère, qui végétait.

La mort, elle était déjà dans la plaie du trottoir, rongée dans mon incrédulité de gosse pas méchante.

 Elle m'a poursuivie, je me suis cachée là où j'ai pu pour passer la nuit, dans un buisson, j'avais froid, j'avais peur, mais ce dont j'avais encore plus peur cette nuit là c'était de rencontrer un adulte et de devoir la salir , ma sienne.

De mère.

Alors je me suis dégonflée avec le jour.

 Elle ne s'était même pas aperçue que j'étais partie, tu parles, deux litres, et après j'ai tenu.

 A deux mains pour le cacher bien derrière.

   Ma petite succession.

 Parcequ'il était petit, et que lui ne savait pas bien, et que je ne voulais pas qu'il souffre.

 Je voulais les protéger tous, et c'est moi qui suis morte.

Parfois la mort, elle se tapit au fond d'un placard, tendant ses gélifiants comme des rai de noir obscur, t'entends ses pas gluants sur la moquette de ta chambre, 

la môme tristesse,

elle résonne comme un coup de poing sur la porte, elle se griffe dans ses yeux glauques, les comptines deviennent des cris éraillés au fond d'une gorge cramoisie.

 Et tu comprends pas. Tu comprends pas parceque c'est Clochette et Walt Disney, t'es pas sensé décoller chaque soir au fond de chaque rêve, dans les filets du capt'ain Crochet.

 En fait quand t'es gamin, tu rêves pas d'un terrier tout moisi.

 S'il avait de la couleur, il aurait été vert, et marron, comme de la charogne, avec l'odeur de vin rancé, et la moche  jaunisse d'une belle cirrhose.

 

 Je n'avais plus que la musique, j'ai saisi une note et mon âme s'est envolée sur les ailes du raï et du flamenco.

A quinze ans, j'ai gravé mon prénom qui sonne presque comme un je t'aime dans les murs humides d'une cave du bâtiment C,

 Abdel, Abdel !

les dents dans le matelas, à l'aide de mes ongles, j'ai cherché à être aimée entre les bras d'un beau marocain, plus vieux,

et des fossettes au creux du coeur,

je cherchais l'amour où je pouvais parceque je ne voulais pas devenir folle, j'attendais les bateaux sur les quais, j'attendais l'espoir que mon père soit un père de vrai, qu'il nous emmène loin de tout ça, et me rende mon âme de gosse mais c'est jamais arrivé.

Les cocons puants des matelas imprégnés de bière à deux sous et de trous de boulette, j'ai refait mon monde avec des bandes de visiteurs.

 C'était toujours mieux que n'être rien chez moi, et si j' ai oublié le nombre de mes colporteurs,  j'ai jamais plus trouvé bonheur.

Y avait de la lumière chez ma mémère.

elle, c'était mon super héros.

Ma vieille mère.

 Elle savait pas, parcequ'on disait rien à personne, parcequ'on était pouilleux et que c'était la honte, mais elle se doutait bien,

 elle se doutait bien.

Elle laissait sa lumière de porte allumée longtemps la nuit, et parfois je passai dans la rue,

hésitante,

 le coeur trébuchant sur les fenêtres des voisines,

 je cherchais déjà l'asile parceque j'étais déjà folle,

et quand enfin décidée je frappais à sa porte elle m'entourait de ses petits bras chauds, m'embrassait sur le front puis m'engueulait d' arriver si tard.

Ca sentait toujours la peau de clémentine grillée chez ma grand mère.

On fumait une cigarette égyptienne tombée des bateaux en écoutant radio polack, 

 elle me préparait une tambouille à base de restes inconséquents, puis je m'endormais dans le lit déserté par mon oncle au chaud et repue, en relisant ses vieilles lettres d'amours de don juan,  je pleurai souvent mais là j'avais pas peur.

Puis quand j'ai eu 18 ans c'est elle qui est morte.

Le reste du monde n'avait pas changé autour de moi mais elle, elle n'était plus là.

J'ai continué à pousser toute tordue, comme au fond d'un lac noir suppurant et sans lumière, cherchant l'évasion, le coma, ses longs cheveux blonds torturés par des pinces en métal,

 ses beaux yeux clairs de slave un peu dure, sa voix toute grave de fumeuse de bar, je l'ai cherchée partout, dans les yeux des autres, dans le coeur des autres,

sur des bites, au fond des bouteilles, sur l'acidité de ma langue, dans la fumée d'un pétard, je l'ai cherchée mais elle était pourrie, la maison a été vendue, et moi je suis partie.

Elle est tapie au fond de moi depuis toujours la mort. Elle a jamais voulu me lâcher la grappe. L'arbre tordu est toujours là au fond de mes entrailles  quand je rentre chez moi et j'ai toujours aussi peur.

Ecrit par Gobbo, à 12:46 dans la rubrique Alcoolo song.
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Mercredi (14/12/11)
Je crois que notre histoire est une affaire de bitume.
--> et de télephone, aussi , de téléphone surtout

Le boum boum du moment :

http://www.youtube.com/watch?v=cvrHjjyP218

Puede que algun día por estas fechas
recoja mis ilusiones, te diga te quiero
no merece la pena

y también puede que hay días que yo no quiera
ni mirarla a la cara
pero en cambio hay otros que me la comería entera



Pero cuando la miro pregunto que haría yo sin ella
porque ella sabe de sobra que pa mí es mi princesa
Ella es la que alegra y endulza mi cara
la que aguanta mis malos humores
y encima de todo se caya
ella es a la vez tan jovencita y tan loca
para mi siempre será la primera
a pesar de conocer a muchas otras


ella es.. ella es.. ella..


Celos que me controle los celos
no niego que no los tenga
pero si los tengo son porque te quiero
yo lo que quiero es ponerte una flor en el pelo
mientras tu la despreciabas
y decías que quedaba mejor en el florero.....



Pero cuando la miro pregunto que haría yo sin ella
porque ella sabe de sobra que pa mí es mi princesa

Ella es la que alegra y endulza mi cara
la que aguanta mis malos humores
y encima de todo se caya
ella es a la vez tan jovencita y tan loca
para mi siempre será la primera
a pesar de conocer a muchas otras(bis)

ella es.. ella es.. ella es..

Dans mon histoire à moi, ma vie de moi celle que tu connais pas,

 bref, juste une voix sur un répondeur, une adresse, le prénom et l'âge de mes enfants, la première chose que j'ai fait en rentrant chez moi, c'est de lui tendre mes bras, je crois bien que je voulais qu'il me pardonne, même s'il ne te connait pas.

Mais les horloges ont trop tourné cette fois. 

Je me sens parfois comme une pute, un fantôme de bitume, surtout quand elle appelle, je devine sa voix mais j'entends pas,

elle ne me connait pas, elle raconte votre vie, des brèves de téléphone sans imaginer un instant qu'il a y un fantôme à 20 centimètres de toi,

qui se sent pas bien juste à ce moment là, qui sent sa journée gâchée comme un arceau de flotte qui rompt une cérémonie d'amour, 

 qui voudrait être soudainement téléporté dans son terrier, au chaud, sans cet air coupable qui l'opprime et l'empêche de respirer.

Oué parfois Catwoman voudrait savoir voler.

Je suis pas jalouse non, parceque si j'étais jalouse ça voudrais dire que je sache plus sans sien.

 Et si j'étais jalouse, ça voudrait dire aussi que je n'ai rien compris. Seulement, je peux pas m'empêcher à ce moment là de me sentir sale, sale de moi, pas sale à cause de toi.

Toi t'es comme une bulle, un rêve de quelques heures, où je peux oublier tout le reste, t'as un corps de rêve, que j'aime même quand toi tu l'aimes moins feeliiiing, j'aime,

 et je voudrais parfois oublier l'horloge pour m'endormir contre toi et me réveiller au soleil, sans le up and down, l'esprit de panique, la conscience saine et pleine d'esprit, faudrait que je sois libre aussi, mais j'ai une autre vie, de la mâche, des enfants, un autre homme, un légitime, et un sacheur rentre toujours au coin du feu.

Avec son sien.

Ce qui est bien dans ce chapitre là c'est que je me fous de toi maintenant. j'ai même plus mal. C'est vrai. Au début tu me piquais comme au fer rouge, tu rampais sous ma peau, je sentais ton odeur, sur moi jusque dans mes rêves, une mam en sphère,

un animal, c'était physique, il y avait le manque,

mais maintenant,

Je peux te quitter comme on saute à l' elastique, ça claque en bas, au gré du vent, je m'en fous, je te rends,  j'ai ma dose, je trace pas plus loin, j'attends rien,

je garde ce que tu me donnes,  je collectionne, je papillonne, je suis pas une dame, je suis un pion, la folle du roi, même pas une tour, et on se sert pas de moi parceque moi aussi je profite.

 Fallait juste prendre le livre à l'envers, lire les phrases de droite à gauche, et pas tout chambouler.

J'aime le papier qui brille et le chocolat. Je m'en fous un peu de la noisette. C'est même pas moi qui emballe le bonbon.

Je ramasse les petits cailloux quer tu sèmes. Je suis une fèe, je souris je danse, parfois j'ai froid, et j'ai souvent mal,

 mais c'est une autre, celle que tu connais pas. J'ai mes racines qui poussent à l'envers, c'est pour cela. Peut être bien que c'est des cornes aussi.

J'ai deux vies, avec deux portes exit. C'est pour cela que je n'aime pas lorsque  tu me parles de lui, que tu prononces son prénom ou que tu entends sa voix.

C'est pour cela que je n'aime pas quand elle t'appelle, longtemps quand t'es à moi,  parcequ'elle et moi, on aime pas le même homme.

 Je suis ta fée. Et je dois me faire petite, disparaître, respirer moins fort,

et je finis par me sentir comme une pute.

Bref, je m'en fous, cette fois , la chambre était royale. Toi aussi t'étais royal. Même au téléphone. 

 C'était un chouette cadeau de Noël.

Ecrit par Gobbo, à 13:25 dans la rubrique Red Destrier.
Lire l'article ! (suite de l'article + 10 commentaires)
Jeudi (08/12/11)
Ils peuvent m'attacher au raidateur, je vole au dessus des hommes
--> Sinon, j'ai été plombier dans une vie antérieure. tu le savais ?

Boum Boum du moment

http://www.deezer.com/listen-227468

J'ai laissé un pan de ma vie sur le colt d'un cowboy en string, en regardant partir sans filets un homme que j'ai désiré pendant quatre ans, parceque je suis dans la relaxe action.

Et j'ai kiffé.

Acte 1

Je vois des nounours roses en string panthère qui dansent devant mes pupilles dilatées en permanence, c'est bisounours à la maison, depuis que les kilomètres ressemblent à des petits coeurs scintillants au fond de ma tête, je n' ai plus peur de rien. je suis Soeur Anne qui ne voit plus rien venir,  sereine, soeur Reine, Seule reine.

Et ça, c'est mieux que princesse tout court.

Life hosto time, j'ai evildeadé sur mon propre corps, de l'hémoglobine powa, je remplis ma tête, tu y es moins toi, c'est mieux, je suis au taf , vraiment, quand je suis au taf, je me laisse faire des blagues idiotes  par l'infirmier, je ris,  je vis, ça ne fait plus mal,

  t'es au fond de mon coeur maintenant et tu fais moins mal placé par là.

Je me sens depossédée, et tellement riche.

 Sûrement que tu dors dans le hamac de ma veine cave.

T'amuse pas à tirer sur mes cordes vocales par contre.

C'est bon la certitude, c'est comme une jolie contrée où j' aurais laissé pousser un bout d'enfance. Ton prénom avec un "ça couille" et une date, accolée, sur une table en pierre abandonnée, 

entre deux vieux pots de fleurs en plastique abîmés par le temps, 

une fôret que notre mensonge n'aura pas encore connu ensemble c'est tout,

ta jolie gueule dans ma campagne profonde, 

et ton museau dans mon cou, 

 Maintenant, c'est comme deux prénoms sur un vieux livre de photos, je fais partie de ton histoire et  CA a de l'importance, en prenant les constances, sans tangentes,

ça n'a pas besoin de paroles, les kils sont des coeurs, ça m'a killée en fait, je te l'ai pas dit,  mais j'en sais rien, seulement, j'ai gagné en profondeur. Je suis forte maintenant.

Ecrit par Gobbo, à 02:18 dans la rubrique Red Destrier.
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Lundi (28/11/11)
Et après , on me demande de vivre comme les autres.

Mais moi, je sais au moins comment ça se termine...

Boumboum du moment :

http://www.youtube.com/watch?v=cMFWFhTFohk

Pavillon de crevaison - Septembre 2009

CHU -Medecine interne.

Des visages et des corps implantés dans les lits, qui passent dans mon esprit comme on recompte ses morts, des champs de bataille soft, imprégnés d'odeur médicale, là où même le café-clop ne suffit plus tagadap tagadap pour protéger mon âme.

C'est un lieu où la tristesse a repeint les murs, les couleurs vives ne percent plus l'écho des morts.

Tout le monde arrive à reculons. le patient, qui s'accroche fermement à sa valise, valise familiale, valise de l'enfant à naître,  des vacances du mois d'aôut, on peut pas mettre sa mort dans la valise pleine de beaux souvenirs de vie.

Le voilà dans le couloir attendant son entrée, tel  un enfant adopté par la mort qui n'ose pas encore poser son sac dans son nouveau chez lui, qui ne veut pas croire que son monde a changé, qui ne connait pas sa fin.

Il n'y a pas d'happy chez nous. Vaut mieux aller chez mac Donalds.

Le personnel, même le blanc est terne, les visages fatigués, le désespoir est un masque sanguinolent qui incise l'âme en profondeur.

 Les familles, accrochées aux rambardes comme des bouées naufragées, c'est un cauchemar, la fin du monde, ça n'arrive qu'à eux qui sont parmi les autres, ils t'agrippent en pleurant parceque tu es de l'autre monde , tu es la science, la solution, les blancs cocos super héros,

ils ont des yeux plein de vie, ils se prosterneraient devant toi, ils t'attendent puis te détestent, puis te haîssent, nous sommes les gardiens de l'autre monde, outrepassant les codes, les défaiseurs de lasso, il faut savoir lâcher la perche.

Nous sommes dans la matrice. Dans leurs chambres, collées les unes contre les autres, les frères de douleur sont bien égoîstes. Chacun profite de sa petite mort tranquille. La mort, ça ne se vit qu'une fois, c'est un grand évènement, mieux vaut ne pas la louper la première fois.

Le plus dur est de les voir arriver plein d'espoir. Ils sourient et rient, et chantent parfois comme pour provoquer le destin, ils n'y croient pas, ils dénient, ce sont des caoutchoucs, ce n'est pas un film, la mort ça n'arrive qu'aux autres, elasto- mère, 

 ils la déjoueront, ils se font confiance.

Les traitements sont comme des piquouses d'adrénaline, on y croit, cours !, on y croit, marche ou crève !

 on mange,

on respire encore,

on y croit toujours,

chaque jour est un pas vers le bras de fer, un bonbon, un sourire, on s'attache , on s'empoisonne, parceque nous on sait qu'ils sont là pour crever, on les berce, comme des peluches un peu émoussées, on attend la colère, on attend leur colère.

tiliiiing

(il est temps de touner la deuxième page , petit lutin)

Vomissements, épuisements divers et variés, la nourriture ne rentre plus et sort de tous côtés, et à ce moment là de mon histoire , roulement de tambour,

voilà la peur.

Je suis un radeau de secours porté sur une mer déchainée, mes petites attentions pour menotter l'esprit qui s'égare. Accepter, à 30 ans, à 50 ans, qu'on va mourir, c'est quoi d'abord accepter, putain de madre.

C'est quoi alors la mort pour quelqu'un qui n'est pas mouru encore ?

moi, en moi, c'est la fin, la fin de tout, la fin de ce monde ci, et on s'en fout de toute cette histoire de tunnels, de paradis blanc, d'enfers caverneux, parceque quand on meurt, on laisse derrière soi des enfants, des gens qu'on aime, on sait qu'on va les faire souffrir, le coeur implose, le coeur meurt deux fois.

 Mourir c'est accepter d'abandonner.

Certains luttent.

 Jusqu'au bout il y  croient, nos petits guerriers,

c'est un déni à rallonge, ils voient des pas de chaton comme une course de marathon, ils nient les bosses des mélanomes, racontent ce qu'ils feront après (leur mort) quand ils seront guéris, loin d'ici, tout ce qu'ils ont toujours rêvé de faire, des croisères, des vols en hélicoptère, une colection de léoptons,

la construction d'une maison, ils font des projets, avortons pleins d'esprit, oué dans chaque  chambre, derrière chaque porte, il y a une bougie qui survit.

Dans les derniers soubresauts, après la colère, après le bras de fer, les prières au seigneur (t'es vraiment un bel enculé toi en passant), ils acceptent.

P'tain, ils acceptent !

Ils acceptent.

C'est l'étape la plus douloureuse. Leur corps se relâche , vague creuse qui attend la marée, comme on accepte la vie au premier souffle, au premier cri, leur corps se relâche,

c'est une longue expiration et enfin ils acceptent la dégradation, ils ne luttent plus, ils attendent, le cervelet en mode Ca,

 perclus derrière leur regard flou dans les millions de malles à souvenirs, ils ont fini dêtre humains, à moitié entre deux mondes, et moi, je me sens comme la passeuse.

La mort est déjà là tapie dans un coin de la chambre. Au fond, à côté, au dessus, dans ses bras ?

Tu la sens, tu la vois pas.

 L'athmosphère de la pièce a changé. Les maux.

les mots deviennent des mots qui n'ont plus de sens.

Parfois le silence est un trésor.

Parfois la peau est une bénédiction.

 Une main, un regard, une présence, attendre avec lui sur le quai du radeau, guetter l'horizon, fouiller dans la brume, lui tenir la main bien fort, et l'encourager à vivre cela de façon sereine.

Vivre sa mort, pff, j'ai pas fait exprès.

Le corps, à ce stade là est un animal meurtri maintes fois écrasé sur une route. Creux, vidé, comme aspiré de l'intérieur.

On pourrait jouer au xylo sur les côtes. Il rayonne. D'une chaleur étrange, accueillante, une boule d'énergie tapie autour de ce corps qui lâche. Comme si ce qui quittait ce corps l'entourait comme une deuxième peau, un dôme, un cocon pour son dernier voyage.

On suit les expirations comme le refrain d'une chanson. A la fin le râle est presque insoluble.

 La mort souvent prend son temps, elle respecte son repas comme un bon gastro qu'on se paye une fois par mois. elle savoure, dans son coin, elle a pas payé son ticket de cinéma, sûrement qu'elle se taperait bien le chat potté, elle aussi.

Moi j'ai pas vu d'âme qui s'élève. Il y a un pendant, puis plus.

C'est de la viande. Le rayonnement s'est éteint. la chaleur a réintégré le corps devenu moite, une langue de boeuf sous cellophane, c'est livide, presque irréel, difficile à croire, impossible, l'instant d'après est difficile à digérer.

On regarde ses doigts, ses jambes, on les remue un peu pour s'assurer qu'elles bougent, on fonce devant un miroir, rien n'a changé, on a pas de mort sur soi, ça nous arrivera pas jamais, c'est dans les films que ça arrive, c'est toujours les autres qui meurent à notre place.

Ca n'arrivera pas.

Ecrit par Gobbo, à 12:31 dans la rubrique Hostopathie.
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Dimanche (27/11/11)
A choisir , maintenant que tu le dis, je me taperais bien le chat Potté.
--> Tu ne devrais pas te prendre pour un nymphoplaste.

Le boum boum du moment :

http://youtu.be/KWuofslvusw

Flash-back, forward ... je trouve pas les mots...

Si ce n'est que tout était rouge, et badam oui, badam, c'est moche, ça n'a pas de systolie, c'est extra, ça mélancole, le hic, 

 je pouvais sentir mon coeur frôler les pôles, ton sourire à travers la vitre, j'ai peur, j'aime pas avoir peur, 

je confonds le désir avec la peur, ou bien l'excitation, l'impatience, la colère, l'amour ? 

 je change mon fusil d'épaule, je vis, j'oublie mes chakras pourris, conseil d'amant,

je respire, et j'accepte des rendez vous avec un fantôme, je vise la perfection, je suis une maitresse femme.

T'étais pas tellement si loin au fond de moi. maintenant, j'ai l'impression de tromper trois hommes,

 Echo Chaos, pas cool, Boy.

Quelques mots lâchés sur une page SOS, mon email devenu asile, je suis pas ta bouée, ta poupée, ta prose intacte, tes doigts graciles, c'est comme un sos qui veut dire encore je t'aime mais moi, je sais pas. Je suis une dégonflée. C'est bon non ?

Ca devient compliqué toute cette affaire, entre celui qui m'aime que je n'aime pas, celui que j'aime un peu mais qui ne m'aime pas et celui qui j'aimais avant et que je n'aime (plus ?)

Ta bouche, elle aurait pu avoir le goût de ton kir mûre, ou de ma despé hot,  ta bouche, va savoir, c'en est déspé récent, toute cette histoire de banquette,

et tes questions sur mon histoire secrète, c'est comme un puits sans fond, je sais pas où est le seau, s'il est dedans, si je le retiens encore, s'il faut pousser ou lâcher, je sais même pas si je le tiens ce putain de seau, parceque  tout ce que je sais, c'est qu'à fouiller le fond, il remontera de la vase.

j'aime pas écrire en times. On a tous nos petites habitudes de vieux blogueurs un peu revêches, et moi quand j'écris en times j'ai l'impression de marmonner dans ma moustache. Ou de grumeuleumeuler.

C'est moche le times, trebuchette ton corps , kimeli !

Et puis, aussi le plus dur, je crois,  c'est dénouer plusieurs histoires en même temps, côte à côte de personnalités différentes,

dont je suis, suprême honneur, le point commun, 

 comprendre, décortiquer, le faux, le vrai, exciser le ressenti, le vécu, savoir si c'est d'amour ou d'eau fraiche,

 ou illusion,

 qui est à prendre compte, quel fil je dois couper, pourquoi ce n'est pas écrit sur ton visage noir sur blanc, ce que tu ressens putain, ce serait facilitant.

T'as décidé de me pourrir l'existence, toi hein.

Donne moi ton nom, démon.

Alors maintenant, mon  grand petit Chaos que tu te sens l'âme d'un plongeur, tes mains glissants à tout va sur les miennes, 

et mrrfff tes yeux.. pff tes yeux.. 

je suis Catwoman, je ne tomberai plus dans le piège des yeux velours, les chattes, ça en fait des pelotes, des regards d'amour,

maintenant que tu voudrais vivre caché, avec moi ensemble un jour sur deux et que tu me proposes la paille de tes hangars, tes bois, tes sentiers, des virées en taharan clio,

 et puis vas y, mets moi la tête dans le dos, t'as le don, les souvenirs, la malle Chaos, celle  que j'ai bousillé, brûlée, jetée aux ordures de ma conscience,

tu t'en fous t'as la propre tienne, Etienne, tes souvenirs d'avec moi, les fous rires au fond des bois, les murmures collé contre toi, ta main dans mes cheveux, sur mon front, tes doigts sur ma bouche, ton coeur sur ma peau,

et tes yeux, pffu tes yeux, elles sont magiques tes deux prunelles, elles m'asservissent la cervelle, t'es qu'un collecteur, un assombrisseur, tu n'auras plus mon coeur.

Moi je suis restée, moi, moi, ton "petit léopard"

 à t'attendre, c'était pathétique, il faisait froid même sous ce vieux chêne, même si c'était au pied d'un chateau et même si je me sentai comme une princesse, attendant son crapaud,

j'ai eu froid, parceque j'avais imaginé, parceque mon coeur s'était empli de toi, déjà, et de la suite de l'histoire, parceque j'avais réalisé enfin, après une heure dans le froid glacé que tu ne viendrais pas, tu les as entendus, les bouts de mon coeur, se briser un à un, du fond de ta cambrousse ?

Puis ce fut vide et vide, ma vie, grise, et silencieuse, j'ai tout jeté à la poubelle, sans plus rien lire, parceque mon coeur battait encore quand je voyais ton nom sur une image, parceque mon coeur ne ment pas je crois même si je me mens à moi même.

Puis... puis red destrier. A sauvé mon âme dans son beau destrier rouge. Lui aussi, il a des yeux de compète.

 Puis. Puis j'en sais rien. Puis tu me faiches avec tes questions à la con. Vous bossez tous les deux dans la police ou quoi ?

je sais pas ce que je ressens. Je sais pas si c'est mieux qu'avec toi. Oui, non, je crois pas. J'en sais rien.

J'ai des chakras pourris. Je dois pas m'attacher parcequ'il ne s'attache pas. Non c'est pas une histoire d'amour. c'est un plan cul enrobé de chocolat dans un beau papier qui brille.

Je te déçois. Sûrement.  1 partout.

Ecrit par Gobbo, à 21:00 dans la rubrique Et nos dragons , Echo chaos Môme ?.
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